[Revue de presse] Du nouveau sur les Interwebs

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Au menu cette semaine : de grandes inspirations sécuritaires, des attaques contre Protonmail, de la pornographie et de l’écologie.

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On commence par l’incroyable sortie du gouvernement au sujet d’une liste de nouvelles mesures à l’étude dans le cadre de deux nouveaux projets de loi – l’un relatif à l’état d’urgence, l’autre sur l’anti-terrorisme. Parmi elles et en vrac : interdiction du Wi-Fi ouvert, fourniture des clés de chiffrement des messageries ou encore… blocage des communications des réseaux Tor en France. Comme le rappelle très justement Numerama, l’un des premiers pays à bloquer Tor avait été l’Iran.

L’initiative n’ayant rencontré qu’un enthousiasme limité, Axelle Lemaire a finalement déclaré que ces mesures avaient en partie été abandonnées par le gouvernement.

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L’annonce m’a en tout cas très vite donné envie d’utiliser mon compte Protonmail de façon plus active, et ce malgré une sombre histoire d’attaque DDoS subie il y a environ un mois. Il faut savoir que ce type d’attaques à l’encontre de services de messagerie sécurisée s’est multiplié ces dernières semaines. On serait vite tenté d’y voir une volonté politique, mais Numerama y voit surtout les conséquences désagréables d’un choix « bêtement technique ».

L’attaque semblait être passée, mais le feuilleton continue et Protonmail a de nouveau été attaqué mercredi dernier. Le paiement d’une rançon de 15 bitcoins, soit environ 5200€, n’a pas changé grand-chose à l’affaire et l’entreprise continue de subir de nouveaux DDoS. Une force de frappe en tout cas assez puissante pour que Protonmail privilégie la piste de deux équipes d’assaillants – l’un plutôt « classique », l’autre certainement aidée par un pays. Je vous encourage vraiment à aller lire cet article, c’est à la fois détaillé et accessible.

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Rien à voir, mais vous avez peut-être vu passer le dernier scandale en date de l’industrie pornographique. L’actrice Stoya a en effet accusé son ex, l’acteur James Deen, de l’avoir violée. Petite mise en contexte pour ceux qui ne sauraient pas, James Deen c’est un peu le « boy next door » du X : un petit minet à la gueule rassurante, supposé être un « gars bien » et même souvent qualifié d’acteur porno féministe. Stupeur donc, à cette annonce. Rapidement, les sanctions sont tombées et certains sites ont commencé à suspendre la diffusion de ses vidéos.

Le plus intéressant dans cette histoire a certainement été la publication d’un article des Inrocks remettant totalement en question l’image policée de James Deen. Pour eux, sa réputation ne tient pas tant à des prises de position effectivement féministes qu’à une stratégie de communication bien rodée et… à ses fans eux-mêmes.

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COP21 oblige, je me devais de mentionner ce superbe article de Quartz qui nous explique pourquoi même en limitant le réchauffement climatique à 2° ce n’est toujours pas gagné. On parle en effet beaucoup de particules fines lors des pics de pollution, mais il faut distinguer les particules claires, comme le dioxyde de souffre, qui ont tendance à réfléchir les rayons du soleil et refroidir l’atmosphère, des particules plus sombres, comme le dioxyde de carbone, qui vont retenir la chaleur et accélérer le réchauffement.

Là où ça se complique, c’est que selon une étude de 2008, ces particules claires auraient jusqu’à présent masqué une partie du réchauffement déjà en cours dans l’atmosphère. En réduisant nos émissions de dioxyde de souffre, nous allons diminuer l’action de leurs propriétés réfléchissantes et donc accélérer le réchauffement. Une étude publiée en novembre estime même que la diminution de ces particules claires dans l’atmosphère sera responsable de la disparition de 40% des glaces de l’Arctique d’ici à la fin du siècle. De là à stopper toute tentative pour limiter l’émission de gazs à effet de serre ? Pour lire l’intégralité de l’article et déprimer tous ensemble, c’est ici.

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[Revue de presse] Du nouveau sur les Interwebs